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    Premiere édition 2018 : Bilan d’un #CoFarmingFest réussi !

    19 novembre 2018

19 novembre 2018
Premiere édition 2018 : Bilan d’un #CoFarmingFest réussi !

PREMIERE EDITION 2018 :

BILAN D’UN #COFARMINGFEST REUSSI !

Le 25 janvier dernier, 250 professionnels du monde agricole ont participé aux ateliers et conférences du #COFARMINGFEST. 

Le 1er #COFARMINGFEST international*, organisé par l’association #COFARMING, en partenariat avec Syngenta, Agronov, Cocolabs et la FDSEA51, a été marqué par une forte affluence et une présence internationale (participants roumains, belges, intervenante nigérienne…). Les 250 participants représentaient l’écosystème agricole : agriculteurs, Cuma, collectivités, chambres d’agriculture, coopératives, start-ups agricoles… étaient présents pour des échanges instructifs et constructifs.

Ce succès fondateur, qui engage l’association #COFARMING à programmer une seconde édition en janvier 2019, s’est retrouvé sur les réseaux sociaux avec le #COFARMINGFEST classé 2e hashtag de la journée sur Twitter France !

* Sous les hauts patronages ministériels du Premier ministre Edouard Philippe et du Secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi

Le #COFARMINGFEST première édition a été conçu dans un format innovant, atypique dans le monde agricole et riche en échanges, tout cela selon la #COFARMING attitude : liberté de parole, bienveillance & rencontres insolites.

Pour introduire la journée des mini-conférences ont permis d’initier les néophytes au #COFARMING sous différents angles. Avec ces bases, chacun a été invité à participer aux BarCamps de l’après-midi : 6 ateliers d’échanges autour d’une thématique, un travail collaboratif et interactif, à l’image du #COFARMING, qui a ensuite été restitué devant l’ensemble des participants. La table ronde finale a clos la journée sur la question de l’agriculture de demain et des perspectives pour le #COFARMING.

Durant le 1er #COFARMINGFEST, des BarCamps ont été mis en place pour libérer les énergies, la parole et les idées des participants. Ce sont des éléments essentiels pour une co-construction réussie. Ces ateliers d’échanges ont eu lieu autour de 6 thématiques :

  • Quels nouveaux services grâce au #COFARMING ?

  • En quoi le #COFARMING peut-il révolutionner l’expérience utilisateur ?

  • En quoi le #COFARMING va-t-il favoriser une réorganisation des structures qui sont aux services des agriculteurs ?

  • Quels nouveaux rapport sociaux, quelle(s) nouvelle(s) organisation(s) sociale(s) sont permises grâce au #COFARMING?

  • Comment l’économie agricole va-t-elle évoluer sous l’impulsion du #COFARMING ? (rapport client-fournisseur, équité, transparence…)

  • En quoi le #COFARMING peut-il favoriser la préservation des ressources naturelles ?

Cela a permis de faire une restitution riche et intéressante en solutions co-construite à plusieurs sur le futur du monde agricole avec ce nouveau mouvement qui est le #COFARMING.

De plus, les thématiques de la journée ont été étoffées par différentes interventions, dont voici le résumé :

Tout chef d’entreprise agricole a besoin d’un effet miroir pour progresser”

Jean Baptiste Vervy directeur de la stratégie digitale du Groupe FDSEA 51 et agriculteur, a mis un bon « coup de pied dans la fourmilière » avec une intervention, basée sur des chiffres, qui aurait pu s’intituler : « Agriculteurs réveillez la compétitivité qui sommeille en vous ! ». Le salarié de ce syndicat atypique a débuté son propos en affirmant que les « recettes des succès agricoles d’hier ne marcheront plus demain ». Suite à l’année catastrophique dans la Marne en 2016 dû à des prix mondiaux des céréales bas et des conditions météo défavorables « le résultat moyen des exploitations a été négatif ».

Avec son équipe, ils ont fait le calcul qu’il « faudrait entre 3 et 15 ans aux exploitations pour éponger le trou de 2016, la moyenne étant 8 ans ! » Sachant qu’un jeune installé met environ 10 ans à rembourser ses emprunts et que d’avoir une « très mauvaise année tous les 10 ans est plausible », un agriculteur peut se retrouver au bout de 30 ans dans la même situation que lors de son installation… Il a ensuite présenté les écarts entre les exploitants agricoles les plus performants économiquement et ceux qui le sont moins. Des écarts significatifs sont constatés sur tous les postes : coût de production, charge de mécanisation, commercialisation… Le facteur de performance économique observé va « de 1 à 4 sur une durée de 10 ans ». « Il faut se déprogrammer » a martelé JB Vervy : « Investir dans le but de créer des charges et ainsi de faire des économies fiscales ne doit pas être un réflexe, encore plus lorsque la rentabilité n’est pas assurée sur le long terme ». Connaître son EBE (Excédent Brut d’Exploitation) est indispensable pour un agriculteur car c’est un « vrai indicateur de compétitivité ». Il a ensuite donné des exemples de céréaliers et d’éleveurs qui ont fait des choix parfois iconoclastes ou à contre-courant leur permettant d’augmenter leur EBE sans pour autant « retourner à l’âge de pierre » comme par exemple celui de Stéphane B. en Côte d’Or qui a mis en place un système en agriculture de conservation. « Tout chef d’entreprise a besoin d’un effet miroir pour progresser » a conclu Jean Baptiste Vervy.

« Le triptype magique : robotique – Intelligence Artificielle – Block-chain”

Pascal Cochelin consultant en efficience numérique nous a plongé dans ce monde parfois incompréhensible en nous présentant le « triptype magique » : RobotiqueIntelligence Artificielle (IA) et Block-chain. « L’évolution l’impression 3D » permet aujourd’hui de « fournir à la demande des pièces spécifiques et robustes en plastique ou métal » à destination du marché de la réparation de machine agricole par exemple. L’IA prend une importance accrue. Lorsqu’elle est couplée au Big Data « offre des opportunités extraordinaires » car cela permet « l’identification de besoins plus précis ».

Des conseils automatiques d’achat ou de location de matériel agricole ou des matching de personnes vis-à-vis d’expertise sont alors possibles. Enfin la block-chain qui est un « stockage inaltérable, inaliénable et pérenne » est un formidable « outil de traçabilité d’un produit tout au long de la chaîne de valeur ». Elle permet « la signature de document qui nécessite un tiers de confiance » en jouant justement le rôle de ce tiers de confiance. Sachant qu’un « smart contract » est la « transcription numérique d’un accord, accord déclenché lorsque les conditions sont réunies » ; la block-chain couplée aux un smart contracts est un outil encore plus puissant. Par exemple, « une moissonneuse louée avec une part fixe et une part variable va automatiquement envoyer les données concernant le nombre d’heures d’utilisation et ainsi permettre d’établir automatiquement la facture telle que le contrat la prévoit » !

Pour le consultant, le #cofarming a de l’avenir, s’il est favorisé par « l’évolution des mentalités ». Cette évolution sera accélérée par l’arrivée sur le marché du travail des millenials qui sont « habitués à : Internet, les réseaux sociaux, l’échange, l’usage plutôt que la propriété, se comparer aux autres… bref tout le contraire des organisations hiérarchiques habituelles ».

L’agriculteur doit y trouver un bénéfice”

Rémi Dumery, cultivateur beauceron et connecté, s’interroge sur le meilleur moyen de « partager des biens, des services et des savoir », de façon à « produire de mieux en mieux ». Il a également insisté sur le fait d’expliquer aux gens qui ne connaissent pas le monde agricole le métier, les pratiques et les raisons de leur emploi. Pour lui, les technologies numériques (capteur robot, data, plateforme…) ne créeront de la valeur, si et seulement si l’agriculteur y trouve un usage et donc un bénéfice ! Or, le cofarming est le plus sûr moyen de trouver un usage à ces outils complexes, virtuels et spécifiques, car il est centré sur l’humain et que le « temps humain » est la bonne vitesse de sa mise en place, et non le « temps technologique » qui va souvent « trop vite ».

# COFARMINGFEST 2ème édition le 24 Janvier 2019 !

Cette année le #COFARMINGFEST revient mais cette fois-ci pour dégainer ses preuves ! Témoignages, ateliers, table ronde seront au RDV pour cette nouvelle édition. En 2019, les #CoFarmers vont dégainer leurs solutions pour répondre aux différents risques qui menacent l’avenir du monde agricole (prix, réglementation, compétition internationale, ….). Il y a des solutions et on va les trouver tous ensemble ! RDV le 24 Janvier prochain et pensez à vous inscrire ici : www.cofarming.info